La conscience : préparer la dissertation « Peut-on se connaître soi-même ? »
Exercices corrigés de philosophie (Terminale) pour préparer la dissertation « Peut-on se connaître soi-même ? » : problématique, plan, Descartes, Freud, Sartre.
L’essentiel à retenir
- La conscience est la capacité de l’esprit à se représenter le monde et à se saisir lui-même (conscience de soi).
- Pour Descartes, le « je pense, donc je suis » est la première certitude : l’esprit se connaît plus aisément que le corps.
- Pour Freud, une partie de notre vie psychique est inconsciente : « le moi n’est pas maître dans sa propre maison ».
- Pour Sartre, l’homme n’a pas de nature fixe : « l’existence précède l’essence » ; il se définit par ses actes.
Analyser les termes du sujet
Pour commencerDéfinis précisément les trois éléments du sujet « Peut-on se connaître soi-même ? » : « peut-on », « connaître », « soi-même ».
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« Peut-on » : interroge à la fois la possibilité (en a-t-on la capacité ?) et la légitimité ou la limite (jusqu’où ?).
« Connaître » : avoir une connaissance vraie, fondée et objective, distincte d’une simple impression ou opinion.
« Soi-même » : le sujet est à la fois celui qui connaît et l’objet à connaître ; « soi » peut désigner sa pensée, son caractère, ses désirs, son identité.
Formuler le problème
Pour s’entraînerÀ partir de l’analyse, formule le paradoxe qui fait problème et rédige une problématique.
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Paradoxe : rien ne semble plus proche de moi que moi-même, puisque j’ai un accès direct à mes pensées par la conscience. Pourtant, cette proximité empêche peut-être la distance nécessaire à toute connaissance objective, et une part de moi pourrait échapper à ma conscience.
Problématique : La conscience que j’ai de moi suffit-elle à me connaître vraiment, ou bien une partie de ce que je suis m’échappe-t-elle nécessairement ?
Associer auteurs et arguments
Pour s’entraînerPour chaque auteur, résume en une phrase ce qu’il apporte au sujet : a) Descartes b) Freud c) Sartre
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a) Descartes : la conscience de soi est une certitude immédiate ; je sais avec certitude que je suis une chose qui pense.
b) Freud : nos actes manqués, rêves et symptômes révèlent un inconscient ; la conscience ne voit qu’une partie de notre psychisme.
c) Sartre : il n’y a pas de « moi » tout fait à découvrir ; on se connaît en se faisant, à travers ses choix, et la « mauvaise foi » consiste à se cacher sa liberté.
Construire le plan
Pour s’entraînerPropose un plan en trois parties, avec une idée directrice par partie.
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I. La conscience semble me donner un accès privilégié et certain à moi-même (Descartes : le cogito).
II. Mais cette connaissance est limitée : une part de moi échappe à la conscience (Freud) et l’introspection peut se tromper (illusions, préjugés sur soi).
III. Se connaître n’est donc pas découvrir un moi déjà donné, mais une tâche jamais achevée qui passe par les actes et le regard d’autrui (Sartre).
Rédiger l’introduction
Pour aller plus loinRédige une introduction complète : amorce, définition des termes, problème, annonce du plan.
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Exemple : « Connais-toi toi-même » : l’inscription du temple de Delphes, que Socrate avait faite sienne, semble présenter la connaissance de soi comme une tâche à accomplir. Pourtant, chacun a le sentiment d’avoir directement accès à ce qu’il pense et ressent. Se connaître, ce serait posséder une connaissance vraie de ce que l’on est : ses pensées, ses désirs, son caractère. Or le sujet est ici à la fois celui qui connaît et ce qui est connu. Cette proximité garantit-elle la vérité de la connaissance de soi, ou au contraire l’empêche-t-elle ? La conscience suffit-elle à me faire connaître ce que je suis vraiment ? Nous verrons d’abord que la conscience semble offrir une certitude immédiate sur soi, puis qu’une part de nous-mêmes lui échappe, avant de montrer que se connaître est moins une découverte qu’une construction jamais achevée.